Le verger, mémoire d’un territoire : prunes, noix, châtaignes
Plus que partout ailleurs, le Quercy Bouriane garde vive une culture des arbres fruitiers, héritage des vergers de subsistance et des ramassages collectifs d’antan.
La prune, star méconnue
Si Agen revendique le titre de capitale du pruneau, bon nombre de pruniers qui tapissent les jardins du Quercy Bouriane donnent une variété endémique, la prune d’Ente. Séchée traditionnellement sur claies au soleil, elle colore encore aujourd’hui terrasses et petits marchés (source : INAO).
- En 2022, près de 90 exploitations du Lot ont produit prune, pêche, cerise et autres fruits à noyaux, pour près de 5 000 tonnes (source : Agreste).
- Ces récoltes, encore majoritairement familiales, rythment les fins d’été et alimentent confitures, eaux-de-vie (la mythique “prune du Quercy”), et tartes du dimanche.
La noix, reine des festins
Parmi les noix françaises sous AOP, celle du Périgord — dont la zone englobe la moitié du Quercy Bouriane — porte une renommée séculaire. Le Lot compte 550 agriculteurs engagés dans la culture du noyer, pour près de 2 200 hectares cultivés (source : Noix du Périgord AOP). La “passe” de la récolte s’entend jusque dans les villages : grand filet, longue perche, claquement des fruits sur le sol avant le séchage.
La châtaigne, fruit-totem
Icône des vallées bocagères, la châtaigneraie du Quercy Bouriane renaît depuis deux décennies, portée par le marché du bio et la transition alimentaire. On estime à 340 tonnes la production annuelle pour le Lot (source : Parc Naturel Régional des Causses du Quercy).
- On la croque grillée, nature, ou transformée en farine pour les gâteaux rustiques servis dans les foires de Saint-Projet.
- Certains agriculteurs expérimentent aussi la châtaigne sous forme de crème, pour desserts raffinés.
À goûter : Le gâteau de châtaigne du marché de Salviac, moelleux et parfumé, ou la tarte maison du Comptoir dans la halle du Vigan.