Services numériques : promesses et réalités au cœur du Lot
Des usages bouleversés : du collège au télétravail
Au collège de Souillac, Julie, professeure de maths, jongle entre devoirs numériques et zones de non-couverture. “Quand la moitié de la classe ne peut accéder au site pronote chez eux, j’imprime encore des feuilles”, souffle-t-elle. Les lycéens du secteur, eux, apprennent à télécharger les vidéos des cours à la médiathèque avant de rentrer dans leurs villages égrenés.
Le télétravail, lui, est devenu symbole de liberté… ou de frustration. “Ma compagne est architecte ; ici, pour envoyer un dossier de plans, elle fractionne les envois, évitant les orages ou les soirs où tout le monde allume Netflix”, raconte Christophe, installé à Dégagnac depuis 2018. La montée en puissance du “très haut débit pour tous” est la clé qui permettra peut-être de fixer, demain, de nouveaux habitants — ou simplement de maintenir les présents.
Accompagnement pour les aînés : ne pas décrocher du monde
Le numérique, pour nos aînés, c’est la possibilité de renouveler des papiers d’identité sans faire 40 km, d’échanger avec les petits-enfants sur WhatsApp, d’accéder à la télémédecine. Depuis 2021, plusieurs Espaces Publics Numériques itinérants sillonnent la Bouriane, animés par des médiateurs bienveillants : ateliers “premiers clics”, aide au montage de dossiers retraite, découverte de la messagerie. L’accompagnement humain s’avère aussi essentiel que la technique.
À voir : Calendrier des permanences numériques de la Communauté de Communes Cazals-Salviac : presque un rendez-vous chaque semaine dans les villages.